Addictions. Pourquoi arrêter contre son gré est dangereux ? (Lyon)

  • Par zezele2
  • Le 17/05/2017
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Coeur

 

Mes ami(e)s,

Aujourd'hui, je voudrais vous emmener dans le monde des addictions. Les addictions qui font parti intégrante de notre vie et qui nous sont complètement essentielles pour notre survie. Ces habitudes dont nous nous rendons addicts au fur et à mesure de la rencontre entre le "Moi" et l'objet. Ces rencontres, bonnes ou mauvaises se transforment en inséparabilité dans la répétition, dans le traumatisme ou dans l'amour.

Cet automatisme qui se conjugue jours après jours avec notre vie quotidienne. Ces addictions que nous croisons tout au long de cette vie, de notre enfance à la sagesse ultime. Amoureux, cigarettes, sucre, région d'habitation ne sont pas si éloignés les uns des autres. Dans les faits une accoutumance reste une drogue, bonne ou mauvaise. Une chose dont nous voulons pour aucune raison nous séparer tellement nous l'aimons.

Cet amour qui peut tant nous faire du bonheur et tant nous faire du mal. La différence entre amour et addiction. Il y en a-t-il véritablement une ? L'amour n'est-elle pas tout simplement une addiction ? Etre attaché à l'autre sans pouvoir se détacher. Pour le meilleur et pour le pire, vous savez.

Dans l'approche actuelle, peut de praticien ose pointer cette responsabilité amoureuse, par non connaissance ou tout simplement par peur de froisser son partenaire de séance. Cet amour pour un objet, un animal, un humain, un lieu ou un état de vie. Cet amour qui vient simplement de notre état d'esprit avec lequel nous abordons la chose. Cet état que nous forgeons par notre plaisir à cette chose.

Cette chose qui peut nous êtres induit par erreur, par force ou par volonté, mais qui au final devient une habitude qui nous est chère et que nous ne voulons en aucun point nous séparer, peu importe le sacrifice. La dur responsabilisation de l'amour. Nous gardons parce que nous aimons.

Aujourd'hui, comment responsabilisé une personne qui a subi un traumatisme ? Impossible, en tous les cas, je connais peu de personnes ayant la capacité d'aller au devant en responsabilisant le traumatisé. "Je ne suis pas forcément responsable de ce qui m'arrive, mais je suis entièrement responsable de mes actes".

"Quand je veux, je peux". Cette phrase que nous avons entendue et entendue. Une maxime qui nous paraît tant désuète dans notre vie, car nous avons tellement voulu de choses sans n'avoir pu les toucher. Mais les avons-nous tant désirées ? Je ne suis pas sûr que chacun d'entre-nous avons bien mis toute l'énergie nécessaire pour atteindre l'objectif. Par temps, par manque, mais bien souvent par abandon. 

Tout ceci pour en venir à cet espoir. Cet espoir qui vient de la possibilité de changer. Et oui, je vous parle bien de changer. De mieux se connaître afin de corriger toutes les aspérités de la vie. De faire que quelque chose soit à notre convenance à un moment "T". Modifier notre regard sur la chose, sur l'objet dans un but de supprimer les amours qui nous empoisonnent l'existence. Dans quelle mesure, quelque chose qui mettait bénéfique il y a 20 ans le soit encore de nos jours. 

S'adapter, comme nous nous adaptons à l'hiver ou à toute autre saison. J'aime bien l'hiver, mais je vais faire tellement d'autres belles choses au printemps. Faire le caméléon par envie, par envie et non par force. Comprendre l'utilité d'une limitation de vitesse, la respecter par envie et compréhension et non la frustration par la non-compréhension. 

Comprendre les choses et changer son regard dessus afin d'en prendre le contrôle et non les subir. Faire que nos addictions soient au maximums désirées ou tout du moins sous contrôle pour celles qui nous sont instinctives comme nous reproduire et nous nourrir.

Comprendre le fonctionnement du corps est une belle opportunité, beaucoup d'ouvrage, mais la lecture doit rester dans l'objectif qu'elle ne soit pas déresponsabilisante. Car pour le travail de l'esprit, ni thérapeute, ni praticien , ni livre, ni vidéo, ne substituerons pas à votre propre travail. La seule personne capable de modifier cet esprit qui n'est que virtuel, c'est vous et vous seul, tout le reste n'est que pacotille en proportionnalité. Le soutien oui, mais non le remplacement, car l'addiction est votre et tout arrachement de force provoquera frustration et donc angoisse. On ne retire pas les voitures d'un enfant sans lui expliquer sous peine d'un caprice ou de pleur. C'est pareil pour vous, même si les réactions peuvent être inconscientes.

Voilà pour toutes ces raisons, je ne pratiquerai jamais "l'arrêt du tabac en une séance" ou anneau gastrique virtuel. Pour moi ce sont des pratiques dangereuses par leurs brutalités et leurs déresponsabilisations. J'arrête, mais j'adore, d'où le phénomène du "yoyo".

Cette position n'est que ma raison et ma raison seul. Cette position est mon travail seul et non la position qui doit, car ma raison n'est point vérité, mais bien point de vue.

Je vous remercie pour cette lecture, en espérant sortir du virtuel pour vous rencontrer.

Frédéric Eiselé

www.eiselebienetre.fr

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