Puis-je vraiment être responsable du remous de cette mer qui m’entoure ?

  • Par zezele2
  • Le 24/07/2017
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Migrants flowers

Lyon Trévoux

 Puis-je vraiment être responsable du remous de cette mer qui m’entoure ?

 

Mes ami(e)s,

 

Je suis bien embarrassé en cette après-midi, chevauchant de la musique zen et mon café. Pas très compatible, l’excitant et le calme. Pourtant, c’est bien cela que la vie nous demande, l’énergie et la retenue. Proprement dit, je dois rester vivant sans faire trop de vague pour ne pas noyer mon voisin. C’est un peu facétieux comme discours. Puis-je vraiment être responsable du remous de cette mer qui m’entoure ? Je me débats tant bien que de mal, pour garder la tête en dehors de l’eau. Cela provoquera forcément des vagues.

La raison me dit, que j’ai cas me laisser flotter au lieu de me débattre comme un forcené, à qui on aurait mis des chaînes.  Mais, ne suis-je pas un forcené qu’on aurait jeté à la mer ?

Ne puis-je pas, alors, faire moins de remous ? Garder les chaînes qui me sont existentielles, pour laisser les autres sombrer au fond de cette mer. Ces chaînes qui m’obligent à me débattre jour après jour. « Moins tu posséderas, moins les remous de la vie seront importants ». Cette raison, qui m’incite à me lier au minimum afin de réduire ma consommation d’énergie pour me débattre afin de rester à la surface. Cette énergie qui provoque des agitations incessantes autour de moi.

« Tu dois toujours te lier à ce qui t’es cher et seulement à cela » Une citation que nous pourrions attribuer à maitre Yoda. A notre époque, où le lien, nous paraît fondamentale. Plus je possède de liens, plus j’ai l’impression de richesse. Mais la sagesse, nous dirait : « Plus tu possèdes, moins tu as le temps de tant occuper et plus ton empire devient fragile ».

Pour garder la tête hors de l’eau, les liens doivent être solides et peu nombreux. La force mise dans le tissage de ses liens, qu’ils soient des objets ou des êtres, cette force doit être remplie de prudence et de patience. Ses liens par leurs raretés feront la plénitude de la surface de la mer. Moins, il y aura de vagues, plus la vie s’en trouvera confortable. La résistance du lien facilitera l’émersion de l’être à la surface. Cette surface qui n’attend qu’un battement un peu trop prononcé, pour provoquer un raz de marée implicite.  

Notre véritable éco-responsabilité n’est-elle pas dans la qualité des liens que nous créons ? N’est-elle pas dans la durabilité des choses, que dans le nombre. La surconsommation n’est-elle pas seulement dans un mauvais choix de nos liens, dans l’impatience de liens forts et dans la création de multiples liens de mauvaises qualités. Ne pouvons-nous pas réduire notre consommation de café et de musique zen, pour retrouver le vrai sens des choses. Les choses existentielles.

Une existence qui se veut bien simple, si l’on ne se transforme pas en bagnard. La vie et sa dureté se suffisent à elles-mêmes à nous créer des liens, des liens existentiels. A nous maintenant, d’avoir suffisamment de tempérance, pour ne pas rajouter un trop grand nombre de liens dit existentiel. Ce trop de liens qui nous dirigerait petit à petit vers une immersion profonde et la noyade.

La solution bouées me direz-vous ? Evidemment, le temps d’apprendre à nager, mais après, pensez-vous que cela peut durer ?  Un jour, il faut bien apprendre à nager sans. Couper le cordon ombilical pour en faire un lien solide. Un lien existentiel.

Pensez-vous que l’éco-responsabilité, passent en mangeant des tomates BIO, en roulant en voiture électrique ou bien trillant ses déchets ? Ou bien, en réduisant ses liens pour en faire des plus solides et de plus durable. Moins de liens, moins d’énergie. Moins d’énergie, moins de vagues. Moins de liens pour moi, autant de liens disponibles pour les autres. Plus de partage, moins de vagues.

N’est-ce pas cela, le véritable développement durable ?

 

Frédéric Eiselé

www.eiselebienetre.fr

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