Rien, Monsieur le Président

  • Par zezele2
  • Le 05/07/2017
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Versdeille

Consultation philosophique Lyon France

Monsieur le Président,

En cette lettre, je vais me permettre de m'adresser à vous Monsieur le Président de La France.

Au cours de ces phrases, je vais me permettre d'aligner de petits mots de rien. Ces petits mots qui vont me disposer à communiquer avec vous dans ma position de croyant et vous de Dieu. Le plébiscite que j'émets aujourd'hui envers votre personne n'est en aucun cas une manière de vous fustiger, mais bien seulement dans un but d'éclaircir une situation bien réelle.

Au cours de ma faible existence, il m'est arrivé bien souvent de ne rien comprendre. Et en ce moment précis, comme une vision, ma compréhension s'éveille de jour en jour. Monsieur le Président, je crois que j'ai une vision et je dois vous la dire. Les riens n'existent pas.

Cela fait plusieurs années, que je me penche sur cette capacité d'être un rien. Et, je peux vous dire qu'à ce petit jeu, je suis le Roi. Mon travail n'est pas terminé et ne se terminera jamais, mais je peux déjà vous assurer que les riens n'existent pas. Les Bouddhistes et de grands philosophes comme Friedrich Nietzsche se sont déjà usés sur le sujet. Le néant, le rien restent des utopies. 

Monsieur le Président, je peux dès aujourd'hui et sans risquer un contre coup scientifique pour désarçonner mon raisonnement, vous dire que le rien en tant que tel, n'est plus un rien dès le moment où il a une existence. Ce rien est obligatoirement un objet, une chose ou un être. Dès lors, il ne peut plus être un rien. 

Un minuscule moustique viendra vous piquer, un simple misérable gravier bruitera vos souliers. Rien que d'y penser, le rien devient une chose, un objet ou un être. La petitesse n'en déduit pas le rien. S'il n'était rien, vous n'y penseriez même pas, car ils n'existeraient pas, les riens.

Merci d'avoir prouvé notre existence aux gens qui réussissent, en parlant de nous. Rien que le fait de reconnaitre notre existence, vous nous en donnez plus d'importance. Et de la case de rien, d'inexistant, nous sommes revenus à la lumière en devenant des choses. Un jour peut-être, nous deviendrons des êtres à part entière ? Là, c'est une autre chose.

En attendant, pour les gens qui réussissent, il y a la moustiquaire et les chaussures à semelles lisses.

Monsieur le Président de la France, espérant avoir éclairci votre savoir, je vous souhaite cette réussite qui vous porte tant à cœur. J'ai la certitude que vous serez gagné avec le temps par la sagesse des sages de notre pays, la France.

Frédéric Eiselé

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