Arriver au départ déjà correctement hydraté
La préparation de l’hydratation commence avant les premiers kilomètres. Partir après plusieurs heures sans avoir suffisamment bu oblige à gérer un déficit dès le début de l’activité. Il est plus simple de boire normalement au cours des heures précédentes et d’éviter de considérer la gourde emportée comme l’unique source d’hydratation de la journée. Il n’est pas nécessaire pour autant d’absorber une très grande quantité d’eau juste avant de marcher. Boire excessivement peut être inconfortable et n’apporte pas nécessairement de bénéfice supplémentaire. Une consommation répartie dans les heures précédant le départ est généralement plus pratique qu’une grande quantité prise en une seule fois. Avant de partir, quelques habitudes simples peuvent être adoptées :- boire régulièrement au cours des heures précédentes ;
- prendre de l'eau avec son repas ou son petit-déjeuner ;
- remplir ses gourdes avant de rejoindre le départ ;
- vérifier les possibilités de ravitaillement sur le parcours ;
- tenir compte de la chaleur annoncée ;
- adapter la quantité transportée à la durée de la sortie.
Boire régulièrement pendant la randonnée
Pendant l’effort, il est préférable d’avoir de l’eau facilement accessible. Une gourde rangée au fond d’un sac chargé risque d’être utilisée moins souvent simplement parce qu’il faut s’arrêter et tout déplacer pour l’atteindre. Faciliter l’accès encourage une hydratation plus régulière. Pour obtenir davantage d'informations sur les traversées de la baie du Mont-Saint-Michel, les marcheurs peuvent notamment consulter les différentes formules proposées et les recommandations avant le départ. Les parcours vont d’environ deux heures à cinq heures ou cinq heures trente pour la grande traversée de 13 à 14 kilomètres. Parmi les équipements conseillés figurent notamment l’eau et une collation, en complément d’une tenue adaptée aux conditions. Plutôt que de chercher une quantité identique pour chaque randonnée, plusieurs paramètres doivent être pris en compte. La température, l’exposition au soleil, le vent, l’allure et la transpiration peuvent modifier considérablement les besoins. La quantité transportée doit donc être ajustée à la sortie réellement prévue. Boire régulièrement permet également d’éviter de devoir consommer une grande quantité d’un seul coup pendant une pause. Une organisation répartie sur l’ensemble du parcours est généralement plus confortable. Les arrêts consacrés aux explications ou à l’observation peuvent devenir des occasions naturelles de boire.Adapter la quantité d'eau à la chaleur et à l'effort
Il n’existe pas de volume universel convenant à chaque marcheur et à chaque situation. Pendant un effort modéré, les besoins peuvent rester relativement limités, tandis qu’une randonnée prolongée par forte chaleur augmente les pertes hydriques. La transpiration varie également fortement d’une personne à l’autre. À titre de repère général, on rencontre souvent des estimations de l’ordre de quelques centaines de millilitres par heure pendant une activité prolongée, fréquemment autour de 400 à 800 ml par heure selon les circonstances et les individus. Ces chiffres ne constituent cependant pas un objectif à atteindre systématiquement. Une petite personne marchant tranquillement par temps frais peut avoir des besoins très différents d’un adulte transpirant abondamment sous une forte chaleur. Plusieurs facteurs peuvent conduire à revoir la quantité prévue :- une température particulièrement élevée ;
- une exposition prolongée au soleil ;
- une randonnée de plusieurs heures ;
- une allure soutenue ;
- une transpiration abondante ;
- l'absence de point de ravitaillement sur l'itinéraire.
Reconnaître les signes indiquant qu'il faut davantage boire
La sensation de soif constitue un signal utile, mais il est préférable de rester attentif à son état général tout au long du parcours. Une bouche sèche, une sensation inhabituelle de fatigue ou une diminution des performances peuvent accompagner un manque d’hydratation. Ces signes ne sont toutefois pas spécifiques et peuvent avoir d’autres causes. Une urine très foncée et peu fréquente peut également suggérer que l’hydratation est insuffisante, même si ce repère n’est pas parfait. L’observation doit donc rester globale. Le contexte, la température et la quantité de liquide déjà consommée doivent être pris en compte. Il faut également éviter l’excès inverse. Boire des volumes disproportionnés par rapport à ses besoins n’est pas une stratégie de prévention et peut, dans des situations extrêmes, perturber l’équilibre du sodium dans le sang. L’objectif consiste à remplacer raisonnablement les pertes et non à boire le maximum possible. Les personnes souffrant d’une pathologie ou suivant un traitement susceptible de modifier la gestion des liquides doivent être plus prudentes. Les recommandations générales destinées aux randonneurs ne remplacent pas les consignes d’un professionnel de santé. Une longue sortie mérite alors d’être préparée en fonction de la situation individuelle.Associer hydratation, alimentation et pauses
Sur une longue randonnée, l’eau n’est qu’un élément de la gestion de l’énergie. Lorsque la marche se prolonge pendant plusieurs heures, une collation peut également être utile. Elle permet de compléter le repas précédent et d’éviter de dépendre d’un point de restauration qui n’existe pas nécessairement sur le parcours. Les pauses offrent un moment pratique pour boire et manger tranquillement. Elles permettent également de vérifier l’état des pieds, d’ajuster les vêtements et d’évaluer le niveau de fatigue du groupe. L’hydratation s’intègre ainsi à une gestion plus générale de l’effort. Une pause peut notamment servir à :- boire quelques gorgées tranquillement ;
- prendre une petite collation ;
- ajuster sa protection contre le soleil ;
- vérifier la quantité d'eau restante ;
- observer son niveau de fatigue ;
- adapter la suite du parcours si nécessaire.
